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 Votre 1er sujet

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MessageSujet: Votre 1er sujet   Lun 26 Juil - 2:17

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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Ven 22 Oct - 19:09



On pourrait penser qu'après trois mois de vie en pleine nature, les rescapés se seraient transformés en de véritables Robinson Crusoe. Il est vrai qu'ils étaient à présent plutôt bien organisés et que certains des produits Dharma qui restaient en leur possession leur facilitaient la tâche mais il fallait toutefois avouer qu'au quotidien, ils passaient la majeure partie de leurs journées à galérer. Chaque geste de base de la vie quotidienne était devenu un véritable parcours du combattant. Se laver, manger, boire, subvenir à un besoin impérieux, soigner un bobo, tout cela nécessitait une organisation, un temps et des efforts indéniables si bien que certains survivants commençaient à se complaire dans un état d'hygiène plus que douteux. Il y avait des détails auxquels la jeune australienne n'arrivait pas à se faire mais elle s'astreignait toutefois à de nombreux rituels visant à conserver une certaine dignité conforme aux critères en vigueur dans sa vie d'avant. Il s'agissait d'une façon parmi d'autres de ne pas renoncer, de refuser de s'installer pleinement dans une existence subie qui ne la satisfaisait pas.

En

Claire n'aimait pas la jungle. Elle s'y sentait oppressée. Chaque pas

Il y a quelques mois, elle aurait probablement


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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Ven 29 Oct - 0:00



12h24, Hôpital de Fairfield Bay, Arkansas. Le soleil amorçait lentement sa descente depuis le zénith. Les quelques rayons qui parvenaient à transpercer mon pare-brise éblouissaient mes yeux sensibilisés par une énième nuit sans sommeil. Je plissai les paupières et garai ma voiture à proximité de la porte principale de l'établissement. Le son de la guitare et la voix de Bob Dylan qui résonnaient à l'intérieur du véhicule s'interrompirent alors que je coupai le contact. Le silence envahit l'habitacle, me laissant face à mes angoisses et a la culpabilité qui me rongeaient perpétuellement depuis ce soir d'automne.

Je tendis le bras et attrapai le gobelet de café en carton qui tenait en équilibre instable entre les deux sièges antérieurs. Je m'appuyai lourdement contre mon dossier, avalai une gorgée de boisson brûlante et soufflai légèrement alors que mon regard croisa mon reflet dans le miroir du rétroviseur. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même, une ombre blême, sourde, muette, errant hagarde de piste en piste, s'assommant nuit et jour de textes, d'images de sons, avalant les kilomètres, les litres d'une caféine trop diluée et dont l'efficacité décroissait à chaque consommation et les verres d'alcools insipides, cherchant inlassablement à faire taire ou du moins à étouffer cette putain de voix qui n'avait de cesse de me rappeler que, oui, j'avais tué un homme. Légitime défense ou non, qu'importe. J'étais passée de l'autre côté de la barrière. Toutes mes perceptions, toutes mes représentations, tout le sens que j'avais donné à mon existence et toutes les valeurs auxquelles je croyais auparavant vacillaient dangereusement. Je me trouvais en équilibre au dessus de l'océan du sordide.

Au fond, je crois que je ne m'autorisais plus à être pleinement humaine. Je me surprenais donc à agir donc de façon automatique, machinale. Seule ma mission, ma quête de vérité avait le droit et le devoir d'occuper mon esprit; le reste se devait de rester relégué à l'étage de l'inconscient.

Pourtant, je ne parvenais pas à me dénuer de mes émotions et dès que je me trouvais en état d'inaction, ces derniers refaisaient surface et me percutaient en pleine gueule. C'était exactement ce qui se déroulait. Sur mon siège, face à la façade abîmée de cet hôpital de province, j'étais assaillie par l'angoisse, paralysée non pas par la perspective de rentrer bredouille mais par l'éventualité de découvrir des informations en contradiction avec toutes les théories qui me permettaient de justifier mon acte et de pouvoir l'affronter. J'étais persuadée que l'homme à qui j'avais ôté la vie était à l'instant du drame et par un mécanisme dont j'ignorais encore les détails dénué de toute humanité, de tout sens moral. Et si ce n'était pas le cas? Et si j'avais mal interprété son comportement? Un certain voile obscurcissait encore mes souvenirs mais je me souvenais avoir appuyé sur la gâchette sans sommation au premier mouvement de sa part. Peut-être ne cherchait-il pas à m'attaquer, peut-être avait-il retrouvé ses esprits, peut-être implorait-il mon aide. Je me raccrochais aux traces de souffre et au syndrome inflammatoire apparaissant dans les résultats de la sérologie effectué sur "ma victime" ainsi qu'aux occurrences de cas similaires recensés dans la presse locale. Tout cela ne pouvait pas être une coïncidence. Il fallait que j'arrête de fabuler, que je range ma culpabilité dans un coin de mon esprit et que je passe à l'action. Ma propre intégrité n'était pas la seule chose en jeu. Si ces éclats de violence s'avéraient être effectivement reliés par un facteur commun, quel qu'il soit, je me devais d'en informer la population. De nombreuses vies dépendaient des investigations des quelques personnes qui semblaient s'y intéresser et dont je faisais partie. Chialer dans mon café infâme n'était pas une option.

J'ouvris la portière puis m'extirpai à l'extérieur du véhicule. Un vent glacial agressa la partie supérieure de ma poitrine légèrement dévoilée par mon trench négligemment fermé. Je marchai d'un pas assuré vers l'entrée de l'hôpital et pénétrai à l'intérieur du bâtiment. Un hall sombre et quasiment désert s'étalait devant moi. Je retrouvai rapidement mes réflexes d'investigatrice. Avec discrétion, je m'engageai dans le couloir principal de l'établissement, longeant les murs blafard dont la peinture écaillée s'effritait sur le carrelage, en quête d'une quelconque réserve susceptible de contenir des archives. Une porte isolée derrière un poste de soin me parut intéressante. Je m'approchai, regardai derrière moins puis posa la main sur la poignée. Soudain, je sentis la porte s'ouvrir violemment et vit une infirmière apparaître derrière, tubulure et pochon à la main. Je manquai de sursauter et fit un pas en arrière.

RACHEL - Je.... Je cherchais les toilettes.

La jeune femme qui me faisait face haussa un sourcil, peu convaincue. Je tournai la tête et remarquai une magnifique insigne sur la porte adjacente indiquant qu'il s'agissait de celle des WC. Erreur de débutant. J'esquissai un sourire gêné puis reportai mon attention sur l'infirmière et lui fit le coup de la petite nouvelle. Il fallait absolument que je trouve le moyen de lui faire cracher quelques informations et, par expérience, je savais que le corporatisme pouvait faire des miracles. On se confie plus facilement à ses semblables.

RACHEL - Non, en fait ce n'est pas ça. Vous voyez, on vient de me proposer un poste en réa mais j'ai entendu dire qu'un massacre avait eu lieu dans cet hôpital. Du coup, je m'inquiète un peu... C'est pas dangereux de travailler ici?

SAMANTHA - Un massacre? Ah... ça!

Je fronçai les sourcils. J'étais sur la bonne voie. Fairfield Bay n'était pas une grande bourgade, nous parlions forcément du même incident. Je pris un air inquiet et légèrement inquisiteur.

RACHEL - Qu'est-ce que vous voulez dire?

SAMANTHA - Bon, je ne devrais pas vous en parler normalement mais c'est déjà partout dans les journaux alors... Une jeune femme a fait une crise psychotique en plein milieu de l'hôpital et s'est mise à s'auto-mutiler et à agresser les soignants. Ça a foutu un bordel pas possible dans le service, elle a eu la brillante idée de mélanger son sang avec celui des autres et elle en a foutu partout, du coup tout le personnel a dû se faire dépister pour toutes les saletés possibles et imaginables. Apparemment, y en a qui ont été tellement choqués qu'on les a jamais revu. Enfin bon c'est pas la première fois que ça arrive dans le métier, ni la dernière. Et puis ça aurait pu se produire partout vous savez. Bon, la patiente de la 14 attend son Tranxene.

L'infirmière esquissa un petit sourire puis partit en flèche et disparut au détour d'un couloir sans que je n'aie le temps d'avoir la moindre réaction. Mon regard se perdait le long des contours du mur alors que je tentais d'explorer mes souvenirs. Elle se rappelait de l'expression enragée qui crispait le visage de son beau-père lorsque celui-ci avait pénétré dans la salle à manger, du bruit de l'éclat de la bouteille de vin qu'il tenait à la bain contre le bois de la table, du cri de son petit ami lorsque l'assaillant





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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Ven 5 Nov - 1:09




Changement d'ambiance. L'atmosphère s'était brusquement feutrée, aussi bien dans le club que dans l'esprit de la jeune journaliste. En effet, l'alcool commençait à lui monter sérieusement au cerveau. Rachel sentait qu'elle frôlait le point de non retour et qu'un seul verre supplémentaire suffirait à lui faire perdre toute lucidité. Alors que, le regard dans le vide, elle réfléchissait à la façon dont elle allait bouger son prochain pion, elle sentit la main de son interlocuteur se poser sur sa hanche. Un léger frisson parcourut son échine tandis qu'elle émergeait brutalement de ses songes. Un instant plus tard, elle se retrouvait embarquée dans un slow. Leurs visages étaient à présent si proches que la jeune femme pouvait percevoir le moindre mouvement respiratoire de l'homme sur sa peau. Il la testait, aucun problème. Elle ne reculerait pas d'un millimètre. La jeune femme souriait intérieurement. La tournure des événements commençait à l'amuser. Elle ignorait si c'était elle ou l'alcool qui parlait, mais le danger potentiel de la situation la grisait plus qu'il ne l'effrayait. De plus, il fallait avouer que de nombreux jours s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'elle s'était laissée gagner par l'exaltation du jeu de la séduction car, oui, c'était bien de cela qu'il s'agissait.

Rachel ne quittait pas son partenaire de danse des yeux. Ce rapprochement représentait l'occasion idéale pour la jeune journaliste de l'observer de plus près. Elle percevait bien une part d'animalité dans son regard, celle d'un homme en proie à ses instincts primaires et reptiliens face à une digne représentante du sexe opposé, ni plus ni moins. Elle en était à présent certaine, son expression n'avait rien à voir avec celle qu'elle était persuadée avoir surprise dans ses yeux quelques heures plus tôt. Rachel laissa sa perplexité s'exprimer au travers d'un froncement de sourcils. Ce type n'était peut-être pas un monstre sanguinaire à plein temps mais son comportement était peu commun. Face à une telle situation, l'individu lambda aurait fui, se serait foutu en colère ou aurait appelé les flics. L'individu lambda n'aurait pas eu l'idée de partager un slow avec elle. Ce n'était toutefois pas suffisant pour transformer des soupçons en certitude. Il semblait bien éméché. Cela pouvait tout à fait expliquer son attitude.

Les éléments qui la poussaient à poursuivre son enquête étaient maigres mais la jeune journaliste ne pouvait se résoudre à tourner les talons. Une question d'intuition. Tandis que Rachel se torturait l'esprit, elle remarqua que les lèvres de l'homme s'approchaient dangereusement des siennes. Elle écarquilla légèrement les yeux et eut un léger mouvement de recul. Il s'arrêta à quelques millimètres de son visage et lui glissa quelques mots à l'oreille. La jeune femme esquissa un discret sourire en réponse au sien et releva le menton tout en haussant les sourcils.

RACHEL - Je n'ai jamais été très obéissante.

Rachel élargit son sourire. Ils continuèrent à danser jusqu'à ce qu'il lui fasse faire un demi-tour sur elle même. La jeune femme commençait à se sentir quelque peu mal à l'aise. Perdre le contact visuel signifiait perdre le contrôle de la situation, chose qu'elle abhorrait. Elle sentait le corps de l'homme frôler les parties postérieures de son anatomie tandis que ses mains commençaient à se promener le long de ses contours. N'importe quel mec qui aurait eu l'audace de se comporter d'une façon aussi entreprenante à son égard aurait terminé avec son revolver braqué sur les couilles. Cependant, le blondinet n'était pas "n'importe quel mec". La jeune journaliste crevait d'envie de reprendre le dessus sur lui mais elle était consciente qu'elle devait rentrer dans son jeu, quitte à se faire violence. De plus, elle ne perdait pas de vue que si ses suspicions étaient fondées, l'homme n'hésiterait pas à la descendre sur place à la moindre contrariété. La jeune femme continuait donc à danser en ondulant des hanches. Après tout, c'était une des choses qu'elle faisait le mieux lorsqu'elle était bourrée. Elle savait toutefois qu'elle ne parviendrait pas à ravaler son orgueil et ses tendances dominatrices toute la soirée.

Sauvée. En effet, son partenaire de danse cessa de danser et lui glissa quelques mots à l'oreille. Il voulait savoir. Savoir qui elle était et surtout pourquoi elle l'avait suivi. La jeune femme, toujours dos à lui, esquissa un léger sourire. Elle savait que ce moment finirait par arriver. Elle se retourna, l'attrapa par le bras, et l'éloigna de la piste de danse.

RACHEL - Plus maintenant.

.


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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Sam 20 Nov - 4:03

ddd
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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Sam 20 Nov - 4:06

ZZZZZZZ
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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Sam 25 Déc - 3:47

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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Lun 27 Déc - 8:17



La réaction de l'homme ne se fit pas attendre. Ce dernier rejeta toute implication dans ce fait divers, la blâmant implicitement pour diffamation avant de tourner les talons. Rachel demeurait tout de même quelque peu perplexe. Certes, il n'avait probablement rien à voir avec le meurtre de cette serveuse. Toutefois, sa réaction apparaissait comme plus que suspecte aux yeux de la journaliste. La jeune femme n'avait en effet à aucun moment évoqué explicitement la possibilité qu'il puisse être impliqué dans cette affaire. De plus, aucun journaliste censé et sobre n'aurait eu l'idée de se jeter ainsi sans filet dans la gueule du loup. Elle avait posé une question ouverte en employant un mode d'"interrogatoire" habituellement réservé aux témoins et il s'était immédiatement braqué. Peut-être qu'il était innocent sur ce coup mais il avait probablement quelques petites choses à cacher.

Quoi qu'il en soit, la seule certitude que Rachel avait à cet instant précis était qu'il fallait absolument qu'elle cesse de s'enfoncer en multipliant les erreurs professionnelles. Malgré les doutes qui continuaient à éveiller ses soupçons, la jeune femme lâcha prise. Elle laissa son interlocuteur s'éloigner jusqu'à disparaître de son champ de vision puis froissa l'article de journal qu'elle tenait encore entre ses mains avant de le glisser à l'intérieur de son sac. La jeune femme sentait qu'elle risquait d'avoir l'alcool triste si elle continuait à traîner dans le coin. Elle n'avait plus rien à faire ici, c'était l'heure d'aller au lit.

Rachel se fraya un chemin vers la sortie, lança un ultime sourire forcé au vigile puis se pressa à l'extérieur de l'établissement. Une fois sur le parking, elle inhala une grande bouffée d'air frais tout en plissant les yeux. La sensation qui envahit un individu sortant de soirée est tout à fait particulière, mélange étrange entre le retour à la froideur et au calme de la ville qui dort encore et l'aspect irréel de perceptions auditives totalement atténuées, assourdies. Pendant quelques secondes, on évolue dans une bulle de coton puis cette sensation décroit progressivement. On s'accroche à nouveau au fil de la réalité, laissant derrière soi ces quelques heures de parenthèse.

La jeune femme se dirigeait vers sa voiture et chaque pas, chaque claquement de talon sur l'asphalte du parking semblait l'extraire un peu plus de sa surdité passagère. Alors qu'elle s'approchait de son véhicule, elle enfonça une main à l'intérieur de son sac et partit en quête de son trousseau de clés qu'elle finit par sortir, victorieuse. A deux mètres de son objectif, Rachel

RACHEL - Mauvaise idée ma belle, mauvaise idée.

Dans un élan de lucidité, elle rangea ses clés et s'enquit d'attraper son téléphone portable afin de chercher l'adresse d'un hôtel à proximité susceptible de pouvoir l'accueillir pour la nuit.

RACHEL - Bordel, c'est pas croyable... Bon, je vous assure que j'aurais préféré ne plus jaaaaamais vous recroiser de touuuute ma vie et on va faire en sorte que ce soit le cas à partir de maintenant, d'accord? ... Génial.

La jeune femme esquissa un grand sourire, roula des yeux, puis désigna une ruelle adjacente du doigt, ruelle au bout de laquelle était censé se trouver, d'après son fantastique portable, le fameux charmant petit hôtel pourri à la literie miteuse. De toute manière, étant donné son état, elle aurait pu dormir comme un bébé sur le sol glacé d'une usine de conditionnement de charcuterie. Rachel indiqua donc la direction qu'elle comptait prendre à son interlocuteur afin qu'il prenne conscience du chemin qu'il ne devait sous aucun prétexte emprunter avant de se mettre en route.

RACHEL - Plus maintenant.


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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Mar 8 Fév - 1:41

    ➸ the greatest story ever told.

'u.c


"some letters are meant
to remain unsent"

Citation :
Père,

Vous nommer ainsi m'écorche la bouche et je vous assure que mes doigts brûlent encore sous ma plume. Je ne puis toutefois vous désigner qu'ainsi, ne sachant pour ainsi dire rien de vous. Or, vous n'avez rien d'un père et je ne vous l'apprends pas. Je n'ai que treize printemps et ne connais point encore l'étendue des travers des hommes, toutefois il m'est apparu qu'une bonne part de ces derniers souffraient systématiquement d'amnésie dès que leur responsabilité était engagée. Laissez-moi donc vous rafraîchir la mémoire.

L'histoire, votre histoire, que je m'apprête à vous rapporter m'a été confiée avant-hier par ma mère, Enora Alienor Hellegrund, péripatéticienne de son état, que vous connûtes il y a de cela fort longtemps. Elle s'était pourtant jurée de ne jamais la dévoiler à quiconque et je doute que vous soyez étranger à cette décision. Il fallut toutefois qu'elle renonce à sa promesse devant l'insistance dont je faisais preuve depuis fort longtemps déjà. Il y a en effet plusieurs années que la honte s'est abattue sur notre foyer et que les "catin" et autres "bâtards" ont commencé à fuser à travers notre porte. Depuis nos plus jeunes jours, ma fratrie fut privée de l'amitié, de l'attention et de l'insouciance qui caractérisent le coeur des enfants. Notre famille, rejetée par la communauté, fut contrainte de vivre recluse et de ne faire commerce qu'avec les plus vils personnages de la cité. L'insoutenable solitude dont j'étais victime ne pouvant être adoucie que par l'ébauche d'une personne à haïr, ma mère finit par me révéler les détails de ma conception.

Celle-ci était alors une jeune fille de joie dont les mérites étaient vantés dans tout le royaume et ce, je suppose, même jusqu'au très fermé cercle des chevaliers de Camelot. Vous veniez à peine de vous faire sacrer lorsque vous franchîtes pour la première fois la porte de la demeure de ma mère. Vos entrevues devinrent une habitude hebdomadaire. Vous preniez garde à toujours taire votre nom en sa présence. Sachant que cette dernière ne s'aventurait jamais à proximité de la cour et du château, vous croyiez votre honneur sauf. C'était sans compter les affres du destin et de la fécondité. Ses menstrues tardant, ma mère alla consulter un sorcier. Il va sans dire que la magie n'était point encore prohibée dans nos contrées à cette époque. Ce dernier confirma une grossesse et fit apparaître dans l'eau tremblante de sa vasque en pierre le visage du père, votre visage. Horrifiée, ma mère parvint à vous attirer chez ce devin et vous fûtes bien contraint de voir la réalité en face. La mémoire vous revient-elle?

Ma mère demeure extrêmement évasive à propos de la suite des événements. Menaces? Pension? Chantage? J'ignore les détails de l'arrangement qui a probablement succédé cette fracassante révélation. Quoi qu'il en soit, vous sabotâtes ma vie à l'instant où vous en disparûtes et désormais, je sais vers quelle ombre diriger ma haine. J'erre à présent des heures durant autour de l'arène, scrutant d'un oeil observateur l'entraînement des chevaliers. Peut-être ai-je déjà croisé votre regard? Peut-être avez vous déjà, sans le savoir, posé le votre sur moi sans y reconnaître la chair de votre chair? Vous poursuivez votre existence pétrie d'honneurs et de reconnaissance tandis que je me dissimule derrière le masque de la honte et de l'humiliation. Vous êtes la cause à la fois de ma naissance et de mon agonie car, si je ne meurs pas, les affronts dont je suis la cible me font m'éteindre chaque jour davantage.

Par votre sang noble vous me fites, par votre volonté bâtarde et roturière vous me proclamâtes. Je vous jure que je n'aurais de cesse de me battre pour atteindre le rang qui m'est dû et enfin jouir du respect et des égards dont tout être humain devrait pouvoir se targuer.

E.A.H, Camelot, 11 y. ago.


Citation :
Cher géniteur, (je pense à vous ... qd morgane marche sur camelot)

E.A.H, Cendred's Kingdom, 5 y. ago.


Citation :
Vous, (tday)

E.A.H, Escetia, 2 sec. ago.
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MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Mer 9 Fév - 17:53




OVERVIEW


    "Bien le bonjour intrépide voyageur! Que veux-tu? Une chambre pour la nuit? Une assiette de Une pinte d'hypocras? ... Tu veux savoir qui je suis? Eh bien, quelle audace!longue histoire que je ne vous raconterai probablement jamais."


LIENS VACANTS
- "Lui/Elle? Nous nous connaissons depuis fort longtemps!



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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Dim 15 Mai - 5:08



    Un grand sage a un jour dit que rien ne bon n'arrivait après deux heures du matin. Si seulement elle avait cru aux dictons, Cristina aurait eu de quoi s'inquiéter étant donné le nombre de nuits qu'elle passait éveillée à arpenter les longs couloirs aseptisés du Seattle Grace Hospital. La jeune résidente traversa la passerelle d'un pas pressant. A travers la verrière, les contours des bâtiments s'estompaient dans l'obscurité de cette nuit sans lune.

    Kepner était également de garde cette nuit là.

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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Mar 17 Mai - 0:03



    « Mademoiselle ? Mademoiselle, est-ce que vous pouvez me dire votre nom s’il vous plaît ? » Donovan tentait vainement de maintenir la conscience de la victime qui sombrait à nouveau dans le coma. Sa situation était grave et la jeune résidente craignait une atteinte de l'isthme aortique, ce qui pourrait expliquer le probable hémothorax. Cristina profita du fait que les infirmiers aient retiré les vêtements de la patiente pour la percuter. La matité perçue ne faisait que renforcer ses soupçons. Elle jeta un nouvel œil sur ses constantes. 55/40. L'unité de sang qu'on était en train de lui passer ne semblait guère arranger son état. La jeune femme tenta de prendre son pouls fémoral. Il était filant, quasiment imprenable. Il fallait agir rapidement.

    «Yang...» Cristina releva aussitôt la tête et fixa Teddy droit dans les yeux. Elle semblait à la fois préoccupée et concentrée. La résidente était pendue à ses lèvres, consciente que seules deux phrases pouvaient sortir de sa bouche. Altman s'apprêtait soit à la foutre dehors, soit à lui demander d'intervenir. «... faites-moi un drain thoracique pour cet hémothorax.». Cristina sourit intérieurement puis hocha la tête, le regard toujours plongé dans celui de sa titulaire. Elle jeta un discret œil victorieux à la blonde dont elle ignorait le nom et le statut mais qui était probablement résidente ou externe, comprenez potentielle concurrente. Une chance inouïe d'impressionner la déesse de la cardio s'offrait à elle et elle comptait bien la saisir, quitte à utiliser l'inaction de cette jeune femme comme faire valoir.

    Cristina se concentra sur la patiente. La rigueur protocolaire voudrait qu'on fasse appel à l'imagerie pour confirmer le diagnostic mais devant l'urgence de la situation et les signes cliniques déjà présents, il semblait plus raisonnable d'intervenir immédiatement. Elle se tourna vers l'infirmière. «Ok, prépare moi un 38F, des champs.... tout le bordel.» Cristina se lava les mains et s'habilla de la manière la plus stérile possible sans toutefois perdre une minute.

    «Putain, c'est ...».
    «Ca y est, c'est dedans.».





    http://pole-urgence-reanimation-82.org/joomla1.5/images/stories/OUTILS/Materiel/drainage%20thorax.pdf
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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Dim 5 Juin - 0:47



    Altman sourit. C'était bon signe. Bon nombre des grands pontes de l'hôpital seraient montés sur leurs grands chevaux et lui auraient servi un discours interminable sur le bien fondé du respect de la hiérarchie agrémenté de quelques piques bien placées. Elle aurait même été susceptible de se voir interdire l'accès au bloc et d'être rétrogradée à l'atelier sutures et autres pansements de la mine. Teddy était différente. Elle semblait prête à laisser de l'espace et des opportunités aux personnes méritantes sans s'attarder sur leur grade. Cristina se demandait si Owen n'était pas étranger à cette bonne volonté. Il serait mal venu que Cristina se mette en tête que la relation qui avait autrefois lié les deux soldats puisse avoir une mauvaise influence sur sa carrière.

    Les deux femmes prirent le chemin du bloc. Une fois les portes coulissantes franchies, on entrait dans un autre univers. Un sanctuaire, un monde parallèle au coeur de l'hôpital, un terrain caractérisé par ses règles, ses horaires, ses rituels précis auxquels on se doit de ne pas déroger. Chaque geste doit être réfléchi afin de se conformer aux directives sévères du dieu asepsie. L'ambiance dans les blocs était également particulière, à la fois électrique et détendue. Yang s'y sentait parfaitement dans son élément. Lorsqu'elle opérait, son esprit restait concentré sur le patient et était privé du loisir de se laisser happer par les tortueux et sombres chemins qu'empruntaient ses pensées. Au contraire, elle était envahie par un agréable vide. Elle savait exactement ce qu'elle avait à faire, elle maîtrisait la situation.

    «C’est bon, je suis de nouveau avec vous» Donovan venait de les rejoindre. Il avait l'air tout droit sorti champ de bataille. Son cou était maculé de traces de sang vermillon. Cristina ne releva pas ce détail, il finirait bien par s'en rendre compte avant d'entrer au bloc. La jeune résidente tourna le regard vers Altman qui semblait paraissait distraite, presque bouleversée. «Un problème docteur Altman?» Apparemment, elle n'était pas la seule à l'avoir remarqué. Yang était de plus en plus intriguée par la relation qui semblait unir Lorenzo et Teddy et inquiète sur les conséquences que cela pourrait avoir sur le bon déroulement de l'intervention. Elle était bien placée pour savoir que sentiments et travail faisaient rarement bon ménage. Elle fronça les sourcils, se promettant d'en parler à Owen le soir même afin d'en savoir plus. Après tout, tout ce qui risquait d'entraver le moral de la cardiologue pouvait avoir des conséquences sur sa propre carrière. «Aucun Dr Donovan.»

    «Lorenzo ? Tu as du sang au niveau du cou, tu devrais le nettoyer. On a l'impression que tu es boucher...»

    «Quel est le plan Docteur Yang?» Yang releva la tête et répondit sans hésitation, d'un air tout à fait naturel. «On utilise une voie d'abord médiane et on avise en fonction de ce qu'on trouve en dessous. On peut pratiquer une résection avec anastomose simple sur le vaisseau lésé si c'est pas trop dégueulasse, sinon on peut mettre une prothèse.»


    «Prêtes?» «Comme toujours...»

    «Lame de 10»



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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Lun 6 Juin - 23:38



    «Yang, faites vous plaisir...Mais attention à ne pas couper plus que ce qu'il ne faut...» Yang sourit intérieurement. Elle fit signe à l'infirmière de bloc de mettre la scie en route puis se mit à l'ouvrage. Le geste était risqué, il fallait prendre garde à ne pas découper le cœur qui se trouvait juste en dessous. Or, la pièce métallique qui transperçait la poitrine de la patiente ne lui rendait pas la tâche facile et risquait de bouger au moindre faux mouvement de Cristina, provoquant moult dégâts aux conséquences fâcheuses sur son passage. La sensation de l'os sous son instrument était très particulière. Une fois le thorax coupé en deux, la jeune femme laissa ses collègues élargir l'ouverture tandis qu'elle se chargeait d'aspirer le sang qui se répandait en masse de toute part. Ils purent aisément retirer la majeure partie du morceau de ferraille mais remarquèrent malheureusement que de nombreux éclats de métal s'étaient dispersés dans le médiastin. Ils étaient probablement partis pour une longue et délicate intervention, si la patiente survivait.

    ✂---✂---✂---


    Une heure de bloc. Yang s'occupait de la subclavière gauche de la patiente qui avait été ébréchée par un débris. Concentrée sur son travail, elle ne voyait absolument pas l'horloge tourner. Le temps semblait s'être arrêté, suspendu aux minutieuses manœuvres des chirurgiens. «Tu crois que… ?» Cristina releva la tête. «Si on faisait la même chose que pour le patient avec la balle en argent ça marcherait ? C'est possible, mais je ne vois pas comment refaire la même chose, le morceau n'est pas placé au même endroit, et la balle était beaucoup plus facile à atteindre.» La jeune femme fronça les sourcils, rongée par la curiosité. Ils semblaient se connaître de longue date. En y regardant de plus près, ils évoluaient de manière tout à fait complémentaire et leurs gestes étaient parfaitement coordonés. Elle leur enviait cette osmose qu'elle avait autrefois connue. L'image de Burke vint aussitôt la hanter. Il y a peu, elle était ses mains. Elle se mordit l'intérieur de la joue. La jeune femme avait tiré un trait sur leur histoire d'amour mais n'avait toujours pas avalé leur rupture "professionnelle". Il lui arrivait de temps à autre à se demander ce qu'il serait advenu s'il n'était pas parti. Peut-être serait-elle bien plus douée à l'heure actuelle. «....Il me faut de l'aspiration et des compresses mouillées juste à côté de la plaie...Et un Aimant.» Le mot aimant eut le bénéfice de chasser toute considération relative à Burke de l'esprit de la jeune résidente. Un aimant? Sérieusement?

    ✂---✂---✂---


    Trois heures de bloc. «On dégage!» L'esprit humain est en constant déni du caractère mortel de son propriétaire. On ne peut avancer dans la vie qu'en faisant abstraction au quotidien de notre finitude. C'est cette réalité qui vient nous heurter en pleine face devant chaque traumatisme, chaque deuil. Or, les médecins sont constamment confrontés à la mort, à leur propre mort. Ils apprennent à composer avec cela et mettent en place des stratégies afin de le supporter mais ils n'en ressortent jamais indemnes. Parfois, il leur arrive d'avoir l'impression de tromper la fatalité mais ils se retrouvent bien trop souvent rattrapés par l'inévitable. Or, Cristina avait encore quelques difficultés à le supporter. Palettes en main, ce n'était pas uniquement pour sa patiente qu'elle se battait. Elle se battait pour son père. Elle mettait tout en œuvre pour combler ce vide, éponger cette culpabilité, payer sa dette, faire preuve de la maîtrise, du sang-froid et de l'excellence qui lui avaient manqués ce sinistre jour où il s'était vidé de son sang devant ses yeux Elle se battait pour elle. «Bon, elle vient cette atropine?»

    ✂---✂---✂---


    Cinq heures de bloc. Yang venait de terminer une périlleuse suture aortique et se contentait à présent d'observer ses supérieures, sonde d'aspiration en main.

    ✂---✂---✂---


    Sept heures de bloc. Les deux titulaires avaient quitté la salle, la laissant seule face à la patiente. C'était le boulot des internes et des résidents de recoudre.

    « »



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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Sam 11 Juin - 23:35

    Yang«Bonjour Docteur Yang !» Yang se retourna brusquement. Une jeune femme toute pimpante venait tout juste de se poster juste devant elle et la fixait tout en lui adressant un large sourire. Cristina haussa les sourcils. Son interlocutrice transpirait la joie. Or, les personnes trop heureuses mettaient la résidente mal à l'aise. Elle les trouvait fort suspectes, ce genre d'individus avait généralement quelque chose à cacher et était parfois bien plus instable psychologiquement que les . Elle portait un pyjama bleu clair, aucun risque de faute diplomatique. La résidente haussa un sourcil tout en reposant le compte-rendu sur le bureau de la secrétaire, l'agrémentant d'un post-it sur lequel elle se contenta d'écrire un simple ".

    «Qu'est-ce qu'on a aujourd'hui?» Qu'est-ce qu'on a aujourd'hui? Yang n'était pas d'humeur à jouer la baby-sitter. «Personnellement j'ai un atroce mal de crâne... Mais t'es qui, toi? »


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    MessageSujet: Re: Votre 1er sujet   Lun 30 Jan - 22:03



    L'insouciance est une vertu fragile qui ne peut être sciemment possédée. A l'ombre d'un soleil de plomb, je réalisai à quel point, et à quelle vitesse j'avais changé, non pas en l'espace d'un instant, comme un éclait scindant un ciel d'août, mais de manière progressive, conséquence de la sommation d'événements, de réflexions, d'épisodes de vie, de tranches de quotidien cumulés, sculptant insidieusement ma personnalité, mes aspirations, mon identité et chassant chaque jour davantage cette fameuse insouciance de mon être.

    Dans les yeux clairs d'Aaron étincelait encore ce trésor de pureté, perdu depuis fort longtemps par toutes les âmes qui parcouraient le sable brûlant et la jungle hostile de cette île maudite. Je me plongeais avec ferveur dans son regard serein comme un alcoolique se noie dans un verre de vodka à la recherche d'une plénitude intouchable. Il m'apaisait, toutefois.

    Soixante-douze heures s'étaient écoulées depuis que j'avais tenté de lancer une bouteille à la mer, plus exactement au ciel, en envoyant un message au monde extérieur à travers une mouette laborieusement capturée, et l'optimisme qui avait teinté d'enthousiasme les jours qui avaient suivi s'était doucement dissipé, laissant à nouveau place à un subtil mélange de résignation, d'amertume et de déni.

    CLAIRE - Rock-a-bye baby, on the treetops, When the wind...

    Ma voix douce s'érailla. J'eus l'impression d'entendre un bruit sourd au loin. Je laissais le silence m'entourer quelques secondes. J'étais à fleur de peau ces derniers temps, je peinais à trouver le sommeil depuis quelques jours et commençais à me sentir envahie par une certaine torpeur asthénique. Mon esprit me jouait des tours. Je repris ma berceuse.

    CLAIRE - When the wind blows, the cradle will rock. When the bough breaks, the cradle will fall. And down will come baby, cradle and all..

    Mes yeux, surmontés de sourcils froncés au fur et à mesure que ma voix avait été recouverte par un vrombissement métallique d'intensité croissante, se fermèrent violemment alors que je plaquai mes mains sur les oreilles d'Aaron.

    .


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